Le virus Chikungunya, venu des Comores via l'Afrique de l'Est, touche depuis cette année l'île de la Réunion, avec à ce jour plus de 6000 cas recensés selon les chiffres officiels.
Le chikungunya (aussi appellé le mal qui casse les os
, en Swahili signifie : marcher courbé
) est transmis par le moustique Aedes albopictus
, (qui transmets aussi la dengue). Les personnes atteintes souffrent de fièvre et de douleurs surtout au niveau des articulations, qui peuvent durer plusieurs mois. Il n'existe à ce jour aucun vaccin ni traitement contre le virus, isolé pour la première fois en Tanzanie et en Ouganda, en 1953.
Malgré les actions préventives menées par la Direction Régionale des Affaires Sanitaires et Sociales (DRASS), le nombre d'infections est en augmentation dans l'Est et le Sud de l'île. Il semble que les moyens mis en oeuvre par les pouvoirs publics ne soient pas à la hauteur de la situation.
La lutte contre la transmission du virus, qui passe par la démoustication de tout ce qui peut être un reservoir d'eau stagnante (gouttières, caniveaux, pots de fleurs, dechets végétaux humides... ) est indispensable, espérons que tous les réunionnais vont en prendre conscience: il s'agit un véritable problème de santé publique.
> Un numéro vert est mis à la disposition du public pour plus d'informations : 0800 110 000
> Document sur le Chikungunya édité par le CNRS